Un printemps sans PMA…

L’une des conséquences frustrantes et injustes de cette pandémie de coronavirus Covid-19, c’est l’arrêt imposé pour raisons sanitaires de l’ensemble des protocoles de PMA. C’est terrible de se dire que les couples fertiles, ces Moldus, ont conservé cette chance de pouvoir procréer naturellement pendant le confinement, tandis que nous autres infertiles étions figés dans l’attente de la reprise de la PMA ! On nous annonce un baby-boom covid-19 tandis qu’aucun bébé éprouvette ne naîtra en janvier ou en février 2021. C’est une affaire de patience, la PMA, me direz-vous. C’est vrai, on le sait bien. Mais n’oublions pas ces femmes qui, à l’âge de 43 ans, se verront contraintes d’arrêter la PMA en France faute de prise en charge acceptée par la sécurité sociale. Pour celles en limite d’âge, chaque mois compte, un report c’est une occasion perdue pour de bon.

Cette décision d’arrêt de la PMA c’est la somme de plusieurs facteurs. Au début, nous ignorions si le virus était transmissible de la mère au fœtus et si le virus mettait en danger la grossesse. Un autre risque était que l’embryon congelé issu d’un couple atteint du covid puisse porter le virus et contaminer les autres embryons stockés dans le froid avec lui. Les techniciens de labo, les techniciens d’imagerie médicale, les médecins anesthésistes, j’en oublie sans doute, ont été réquisitionnés pour lutter contre le coronavirus. Il fallait aussi limiter au maximum les risques de contaminations patients – professionnels et inversement. Les actes de chirurgie générales qui pouvaient attendre ont eux aussi été reportés. Le confinement a mis une grande partie de notre société à l’arrêt. Bref, interrompre la PMA dans un tel contexte c’était bien compréhensible.

Au fur et à mesure, depuis cette interruption qui date de mi-mars, les professionnels de santé en ont bavé et les scientifiques ont pu préciser leurs données sur les risques de contaminations et sur les effets du covid-19 sur la grossesse et le fœtus. On a entendu parler d’une possible reprise des interventions non-urgentes, l’espoir est revenu. Les associations, les professionnels du secteur, les institutions ont commencé à se réunir tous les jeudis pour envisager une reprise de la PMA et réfléchir sur les conditions de cette reprise.

Cet après-midi, la nouvelle est tombée : la Direction Générale de la Santé a donné son feu vert pour la reprise de la PMA. Il reste à chacune des Agences Régionales de Santé le soin de valider pour chaque région cette décision. Enfin, chaque centre PMA devra établir des mesures sanitaires de reprise en fonction de ses contraintes propres.

Notre premier TEC a eu lieu le 2 mars. Le cycle qui a débuté mi-mars devait être pour nous un cycle de repos pour laisser à mon corps le temps de se remettre du traitement. L’arrêt forcé de la PMA nous a imposé un deuxième mois de pause. Dans une dizaine de jours je démarrerai un nouveau cycle, avec un peu de chance, ce sera celui du TEC 2… Bonne chance à toutes !

pause

 

 

 

 

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